Café-débat : Densité/étalement

mardi 09 avril 2019

Toulouse, métropole dynamique : Faut-il construire plus dense, construire plus loin ou ralentir la croissance  ?

Arche Marengo - Salle RDJ1 (face aux objets trouvés)

Le café-débat sera introduit par Pierre Roca d’Huyteza

 

A l’image des autres villes de l’arc Sud-Ouest, Toulouse reste une des aires urbaines les plus attractives de France. Attirés la promesse d’un tissu économique dynamique, d’un cadre de vie agréable et parfois dans l’idée de pouvoir se payer la maison tant attendue, ils sont de plus de plus nombreux à venir s’installer à Toulouse ou dans sa périphérie. Or, la croissance des grandes agglomérations en France se traduit par un étalement urbain qui aggrave les problèmes liés à la congestion routière et contribue à détruire des terres agricoles et des espaces naturels. La tendance est tellement marquée que l’artificialisation des sols en France aujourd’hui continue de progresser beaucoup plus vite que la population ou que le PIB.

Lors de la réalisation de son premier Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, Toulouse Métropole a défendu une logique de densité modérée, qui respecterait l’identité de chaque quartier et de chaque commune, mais ne ralentirait l’étalement que de 10% (lien manquant travaux Codev). Pendant que les urbanistes s’évertuent à faire l’éloge de la densité, quelle est l’efficacité des différents règlements, plans et autres schémas visant à réduire l’étalement ? D’autant plus que la densification du tissu existant est devenu un enjeu politique. Souvent mal vu, voir combattu, par les habitants en place, les projets de logement collectif suscitent un mécontentement local, dont les oppositions municipales profitent parfois, que ce soit à Toulouse ou dans les communes de la périphérie .

Alors, faut-il respecter la préférence des toulousains pour la maison individuelle et continuer à s’étaler au détriment de environnement ? Faut-il au contraire faire la ville dense contre les habitants ? Les attentes des habitants sont-elles susceptibles d’évoluer en faveur de la densité ? A moins que face à la crise climatique qui vient, la banlieue pavillonnaire ne devienne finalement un gage de résilience ou que l'idée d'une métropole décroissante ne fasse des émules ?